Participation des salariés

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en novembre 2019

Sommaire

Sauf une éventuelle insuffisance d'ancienneté, aucune limite ne peut normalement restreindre l'accès du salarié au dispositif de la participation.

La participation aux bénéfices, lorsque l'entreprise-employeur atteint et maintient son effectif à au moins 50 salariés, est un droit pour tous les salariés si chacun d'entre eux est titulaire d'un contrat de travail.

Elle peut toutefois connaître :

  • une limite : une condition d'ancienneté nécessaire peut être posée et exigée par l'accord de participation ;
  • un aménagement : des personnes n'ayant pas la qualité de salarié (dirigeants d'entreprise et leurs conjoints) peuvent accéder au dispositif sous certaines conditions.

Le calcul de la participation aux bénéfices est ensuite nécessaire en vue d'une distribution de la participation aux salariés bénéficiaires.

Participation des salariés : dès qu'il y a contrat de travail

Dans l'entreprise, il faut être salarié pour bénéficier du dispositif de la participation (complément de rémunération + épargne salariale assortie d'exonérations).

L'existence du contrat de travail donne accès à la participation

C'est l'existence d'un contrat de travail qui détermine le droit à participation. Dès qu'il existe un lien de subordination entre une personne physique travaillant sous l'autorité d'un employeur, l'accès au dispositif de la participation est de droit.

Bénéficiaires de la participation
Titulaire d'un contrat de travail (CDI, CDD, temps partiel, travailleur intermittent, etc.) OUI
Apprenti - Salarié sous contrat aidé. OUI
Stagiaire sous convention de stage. NON
Salarié détaché dans une autre entreprise. OUI (1)
Salarié expatrié. OUI (2)
Dirigeant d'entreprise cumulant mandat et contrat de travail. OUI (3)
Sous-traitant - Micro-entrepreneur en mission dans l'entreprise. NON (4)

Participation : non remise en cause par les aléas liés au contrat travail

Le contrat de travail se suffit à lui-même pour ouvrir l'accès au dispositif de la participation.

Par conséquent, les divers aléas et/ou incidents pouvant émailler l'exécution du contrat n'ont aucun effet sur le droit à participation, par exemple :

  • les absences-maladie ou autre ;
  • les sanctions disciplinaires ;
  • les éventuelles fautes pouvant entraîner rupture du contrat (même pour faute grave ou lourde), etc.

Une exception : la condition d'ancienneté

Le droit d'accès à la participation tiré du contrat de travail ne peut connaître qu'une seule limite : celle de l'ancienneté nécessaire.

L'accord de participation peut contenir une clause imposant une ancienneté minima pour pouvoir prétendre bénéficier de la participation.

Cette ancienneté :

  • ne peut être exigée que par le seul accord de participation (clause nécessaire) ;
  • ne peut dépasser 3 mois ;
  • correspond à une durée d'appartenance à l'entreprise ;
  • doit tenir compte, pour son calcul, de tous les contrats de travail, exécutés successivement ou non, dans l'entreprise au cours de l'exercice qui sert de période de calcul de la participation et dans les 12 mois ayant précédé cette période ;
  • ne peut être décomptée en soustrayant les périodes de suspension du contrat de travail (maladie, maternité, accident du travail, etc.).

Un aménagement : employeurs, dirigeants et conjoints

Certaines chefs d'entreprises, dirigeants et leurs conjoints peuvent bénéficier du régime de participation même en l'absence de contrat de travail. Cette possibilité, cependant, est soumise à condition et/ou limitation :

Bénéfice de la participation pour les dirigeants et/ou conjoints

Qui ? Dans quelles entreprises ? Comment ?
  • Chef d'entreprise (entreprise n'étant pas sous forme de société).
  • PDG-DG - gérant - président du directoire (société).
  • Conjoint du chef d'entreprise (entreprise n'étant pas sous forme de société) ayant le statut de « conjoint-collaborateur » ou de « conjoint associé ».
  • Entreprises de moins de 50 salariés non assujetties à l'obligation de mise en œuvre d'un régime de participation.
  • Entreprises de 1 à 250 salariés dans le cas où celles-ci ont mis en place un accord de participation dérogatoire.
  • Une clause de l'accord de participation doit impérativement prévoir cette possibilité.
  • Entreprises de moins de 50 salariés : droit à bénéficier de la participation dans les mêmes conditions financières que les salariés.
  • Entreprises de 1 à 250 salariés avec accord dérogatoire : droits limités à la partie de la réserve spéciale de participation qui excède le montant de ce qui aurait été versé en application des règles de droit commun.
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